« Le Croissant fertile »
L’expression est popularisée en 1914-1916 par l’archéologue américain James Henry Breasted pour désigner l’arc de terres fertiles qui va du Levant à la Mésopotamie, en passant par le sud-est de la Turquie (on y ajoute parfois aujourd’hui la vallée du Nil). Sur une carte, il dessine un croissant de lune. On l’emploie pour parler du berceau de l’agriculture et des premières villes ; par extension, d’une région où tout pousse et tout commence.
« La révolution néolithique »
Le mot « Néolithique » (« nouvelle pierre », celle des haches polies) est créé en 1865 par le Britannique John Lubbock. L’archéologue australien Vere Gordon Childe parle de « révolution néolithique » dans les années 1930, pour la comparer à la révolution industrielle. Utile en exposé, à condition d’ajouter que cette révolution a duré des millénaires.
« Séparer le bon grain de l’ivraie »
L’expression vient d’une parabole de l’Évangile selon Matthieu (chapitre 13) : un ennemi sème de l’ivraie, une mauvaise herbe qui ressemble au blé, dans le champ d’un paysan ; il faut attendre la moisson pour les trier. Aujourd’hui, elle veut dire distinguer ce qui a de la valeur de ce qui n’en a pas, par exemple trier les vraies informations des fausses sur les réseaux.