Les Cent-Jours.
De l’île d’Elbe à Waterloo, en trois mois et demi. Suis Napoléon.
1Suis la campagneLes Cent-Jours
D’Elbe à Waterloo
Pourquoi cette bataille
73 000 contre 68 000… et les Prussiens.
Une bataille à deux contre un, si les Prussiens arrivent à temps.
2Compare les arméesLes forces en présence
Trois armées
Arthur Wellesley, duc de Wellington, 46 ans
Général britannique, il a battu les armées françaises en Espagne. Méthodique et prudent, il est passé maître dans l’art de défendre une position.
Napoléon, 45 ans
Malade, moins rapide qu’autrefois selon certains témoins, mais toujours redouté. Il a besoin d’une victoire rapide avant l’arrivée des armées russes et autrichiennes.
Gebhard von Blücher, 72 ans
Le vieux maréchal prussien a été blessé et piétiné par les chevaux à Ligny deux jours plus tôt. Il a promis à Wellington de venir à son secours.
Que ferais-tu ?
Tu es Wellington. Trois décisions pour tenir.
3Joue les trois toursLe conseil de guerre
Que ferais-tu à la place de Wellington ?
Cette fois, tu ne joues pas Napoléon, mais celui qui l’a battu. Trois décisions pour tenir jusqu’à l’arrivée des Prussiens.
Comment Napoléon a perdu.
Rejoue la vraie bataille, heure par heure.
4Regarde le film
Le film de la bataille
La vraie bataille, heure par heure
Waterloo, la défaite devenue légende.
Peu de batailles ont inspiré autant de récits.
5Vérifie ton hypothèseJe fais une hypothèse
Une matinée perdue
Napoléon, d’habitude si rapide, ne lance l’attaque que vers 11 h 30. Ce retard a laissé aux Prussiens le temps d’arriver.
Légende ou réalité ?
« La Garde meurt mais ne se rend pas »
Le mot de Cambronne
On attribue au général Cambronne, qui commandait un carré de la Garde, la phrase « La Garde meurt mais ne se rend pas ! », ou une réponse beaucoup plus courte et grossière, qu’on appelle depuis « le mot de Cambronne ».
Ce qu’on sait : Cambronne a toujours nié avoir prononcé la première phrase, et pour cause : il a été fait prisonnier, bien vivant. La phrase a été inventée par un journaliste quelques jours plus tard. Quant au mot grossier, Victor Hugo l’a rendu célèbre dans Les Misérables. On ne saura sans doute jamais ce qu’il a vraiment crié.
Ce qu’on en retient
La géographie
Une crête qui cache l’armée, deux fermes en briques qui brisent les attaques, un sol détrempé qui ralentit l’artillerie : Wellington avait choisi son terrain l’année précédente.
Tenir et attendre
Le plan de Wellington tenait en deux mots : tenir, et attendre Blücher. Une bataille se gagne parfois en ne perdant pas.
Et après ?
Napoléon abdique le 22 juin et meurt à Sainte-Hélène en 1821. Au congrès de Vienne, les monarchies européennes redessinent la carte de l’Europe. Il n’y aura plus de guerre générale en Europe pendant près d’un siècle.
Ce que tu retiens.
Se cacher de l’artillerie
La contre-pente protège l’infanterie.
Des points d’appui
Deux fermes fortifiées brisent les attaques.
Gagner du temps
Tenir jusqu’à l’arrivée d’un allié.
Ton carnet

Ce qu’en dirait Sun Tzu · Chapitre 3
Après déjouer les plans de l’ennemi, le mieux est de briser ses alliances.L’Art de la guerre (traduction libre)
Toute la campagne de Napoléon repose sur cette idée : séparer les deux alliés. Elle échoue : Blücher tient sa promesse et arrive sur le flanc français dans l’après-midi.
Lire le chapitre 1 : L’Art de la guerre →
Chapitre 1L’Art de la guerre
Chapitre 2L’évolution de la guerre
Chapitre 3Les grands stratèges
Chapitre 4De la guerre à ta cuisine
490 av.Marathon
331 av.Gaugamèles
216 av.Cannes
52 av.Alésia
1066Hastings
1415Azincourt
1453Constantinople
1805Trafalgar
1805Austerlitz
1815Waterloo
1916Verdun
1941Pearl Harbor
1942-1943Stalingrad
1944Normandie