Qui peut vivre seule ?
Dans chaque phrase, touche les propositions l’une après l’autre. Supprime-les, déplace-les, change leur mot de liaison : tu vois laquelle dépend de l’autre.
1Manipule la phrasePremière phrase : la subordination
Le bal du Louvre
Touche chaque proposition, puis lance les tests. Cherche laquelle peut vivre seule.
Deuxième phrase : juxtaposition et coordination
Trois coups à la porte
Aucun mot de liaison ici, seulement de la ponctuation. Essaie d’ajouter un mot, de supprimer une proposition.
Troisième phrase : un rapport logique
Rester à la maison
Teste la subordonnée, puis change sa conjonction : que devient la phrase ?
Comment la reconnaître ?
Tu as comparé trois phrases : une proposition peut se lier par la ponctuation, par un mot de coordination ou par un mot de subordination. Formule ce qui définit une subordonnée circonstancielle.
2Formule l’hypothèseHypothèse
La règle
La phrase complexe en quatre cartes
Une proposition, un verbe conjugué
Une phrase simple contient une seule proposition. Une phrase complexe en contient au moins deux, donc au moins deux verbes conjugués.
Trois liens possibles
Juxtaposition : la ponctuation seule (virgule, point-virgule, deux-points). Coordination : une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car). Subordination : une conjonction de subordination (quand, parce que, si…).
Indépendante, principale, subordonnée
L’indépendante ne dépend d’aucune proposition (juxtaposée ou coordonnée). La principale a au moins une subordonnée. La subordonnée dépend d’une autre proposition et commence par un mot subordonnant.
La conjonctive circonstancielle
Introduite par une conjonction ou une locution conjonctive (quand, parce que, pour que, bien que, si…), elle complète toute la principale : on la supprime, on la déplace, on la remplace par un groupe nominal ou un adverbe équivalent.
Les huit rapports
Conjonction et mode du verbe
Toujours le subjonctif
But (pour que, afin que, de peur que), concession (bien que, quoique), condition (à condition que, pourvu que, à moins que), temps (avant que, jusqu’à ce que, en attendant que).
Le plus souvent l’indicatif
Cause (parce que, puisque, comme), conséquence (si bien que, tellement… que), opposition (alors que, tandis que), comparaison (comme, ainsi que), temps (quand, lorsque, dès que, après que). La conséquence prend le subjonctif seulement si elle est visée ou si la principale est négative ou interrogative.
Les cas particuliers
« Si » de condition : présent, imparfait ou plus-que-parfait de l’indicatif. « Au cas où » et « quand bien même » : conditionnel. « Comme si » : imparfait ou plus-que-parfait. « Même si » : indicatif.
Concession ou opposition ?
Concession : un obstacle n’empêche pas (« Bien qu’il pleuve, nous sortons »). Opposition : deux faits mis en contraste (« Il rit alors que son frère pleure »).
Le lien, puis le mode.
D’abord le rapport logique, ensuite le mode du verbe.
3Entraîne-toiQuel rapport logique ?
Cause, but, concession…
Pour chaque phrase, quel rapport la subordonnée exprime-t-elle avec la principale ?
Quel mode ?
Le mode du verbe de la subordonnée
Le verbe de la subordonnée entre crochets est à quel mode ?
Réponds comme à l’oral.
Trois phrases classiques, trois questions sur la structure de la phrase. Parle à voix haute, deux minutes maximum par réponse.
4Passe l’oralAu bac, en deux minutes
La phrase complexe à l’oral
Tu as la phrase et la question. Prépare ta réponse à voix haute : repère, nomme, prouve, conclus. Puis compare avec le modèle.
Ce que tu emportes.
Un tableau des huit rapports et cinq pièges.
5Lis ta ficheMa fiche
Les huit subordonnées circonstancielles
| Rapport | Conjonctions | Mode | Exemple |
|---|---|---|---|
| Cause | parce que, puisque, comme, étant donné que | indicatif | « Nous restons parce qu’il pleut. » |
| Conséquence | si bien que, de sorte que, tellement… que | indicatif (fait réel) | « Il pleut tellement que la route est inondée. » |
| But | pour que, afin que, de peur que | subjonctif | « Il parle fort pour que tous entendent. » |
| Concession | bien que, quoique, même si, quand bien même | subjonctif ; indicatif (même si) ; conditionnel (quand bien même) | « Bien qu’il pleuve, nous sortons. » |
| Opposition | alors que, tandis que | indicatif | « Il rit alors que son frère pleure. » |
| Condition | si, à condition que, pourvu que, au cas où | indicatif (si) ; subjonctif ; conditionnel (au cas où) | « Si tu viens, nous partirons. » |
| Comparaison | comme, ainsi que, de même que, comme si | indicatif ; imparfait ou plus-que-parfait (comme si) | « Il parle comme il pense. » |
| Temps | quand, lorsque, dès que, après que ; avant que, jusqu’à ce que | indicatif ; subjonctif (avant que, jusqu’à ce que) | « Nous partirons dès qu’il arrivera. » |
Preuve à l’oral : je la supprime, je la déplace, je la remplace par un groupe nominal (« à cause de la pluie ») ou un adverbe (« alors »).
Attention
Les pièges
« Que » seul n’est pas circonstanciel
Dans « Je crois qu’il viendra », la proposition est COD de « crois » : on ne peut ni la supprimer ni la déplacer. Une circonstancielle se supprime et se déplace.
« Comme » a plusieurs valeurs
« Comme il pleuvait, nous sommes rentrés » : cause (on peut dire « parce que »). « Il chante comme un rossignol » : comparaison. « Comme il entrait, le téléphone sonna » : temps.
Concession ou opposition ?
Concession : un obstacle n’empêche pas (« Bien qu’il pleuve, nous sortons »). Opposition : deux faits mis en contraste (« Il rit alors que son frère pleure »).
Après que, avant que
« Après que » se construit avec l’indicatif (« après qu’il est parti »), « avant que » avec le subjonctif (« avant qu’il parte »). L’usage courant dit parfois « après qu’il soit parti » : au bac, choisis l’indicatif.
« Si » et le futur
« Si tu viendras » est une faute : « si » de condition se construit avec le présent, l’imparfait ou le plus-que-parfait. Seul le « si » de l’interrogation indirecte (« je me demande si tu viendras ») peut être suivi du futur.
Ce que tu retiens.
Trois liens
Juxtaposition (ponctuation seule), coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car), subordination (quand, parce que, si…).
Huit rapports
Cause, conséquence, but, concession, opposition, condition, comparaison, temps : chacun a ses conjonctions et son mode.
La preuve
Une subordonnée circonstancielle se supprime, se déplace et se remplace par un groupe nominal ou un adverbe équivalent.
Ton carnet