Touche un groupe, teste-le.
Pour chaque phrase, touche un groupe de mots, puis lance les tests : tu vois ce que la phrase devient, et ce qui reste correct.
1Manipule la phrasePremière phrase
La cire de Descartes
Touche « demeure-t-elle », puis « La même cire », et lance les tests. Observe ce qui change.
Deuxième phrase
Le pari de Pascal
Touche « de quel côté », puis « pencherons-nous ». Compare avec la phrase précédente.
Troisième phrase
Écoute s’il pleut
Touche « s’il pleut », puis la fin de la phrase. Cette fois, il n’y a pas de point d’interrogation.
Qu’est-ce qui range une question ?
Tu as vu des inversions, des « est-ce que », des mots interrogatifs, une question sans point d’interrogation. Deux hypothèses à tester : le type de la question, puis ce qu’elle attend.
2Teste ton hypothèsePremière hypothèse
Deuxième hypothèse
La règle
L’interrogation en cinq cartes
Totale ou partielle
Totale : on peut répondre par « oui », « non » ou « si », sans mot interrogatif. Partielle : un mot interrogatif demande une information précise. Ce mot est un pronom (qui, que, quoi), un adverbe (où, quand, comment, pourquoi, combien) ou un déterminant (quel).
Trois formes
L’intonation (« C’est de la prose ? »), la locution « est-ce que » (« Est-ce que tu viens ? »), l’inversion du sujet (« Viens-tu ? »). L’inversion est simple avec un pronom sujet (« pencherons-nous »), complexe avec un nom repris par un pronom (« La même cire demeure-t-elle »).
La ponctuation
L’interrogation directe se termine par un point d’interrogation. L’inversion s’écrit avec des traits d’union et, après une voyelle, un « -t- » (« a-t-il », « demeure-t-elle »).
Directe ou indirecte
L’interrogation indirecte est une proposition subordonnée, souvent complément d’objet direct d’un verbe comme « demander », « savoir », « écouter ». Elle commence par « si » (totale) ou par le mot interrogatif (partielle). Elle garde l’ordre sujet-verbe, sans point d’interrogation. Les pronoms et le temps s’adaptent (« vous êtes » devient « ils étaient »).
La question oratoire
Elle a la forme d’une question mais n’attend pas de réponse : elle affirme avec force. Souvent à la forme négative, elle appelle « si » et amène le lecteur à approuver. Sa valeur est argumentative.
Trier, transformer, vérifier.
Trois exercices courts : classe des questions, passe du direct à l’indirect, puis teste tes pièges.
3Fais le triLe tri des questions
Totale ou partielle ?
Chaque phrase est une interrogation directe. Peux-tu y répondre par « oui » ou « non » ?
Du direct à l’indirect
Ce qui change, ce qui reste
Bascule d’une version à l’autre, observe, puis réponds à la question.
Ponctuation et pièges
Six petites questions
Réponds, puis lis l’explication, même si tu as juste.
Réponds comme à l’oral.
Tu as la phrase et la question. Prépare ta réponse à voix haute, puis compare avec le modèle et coche ce que tu as fait.
4Passe l’oralAu bac, en deux minutes
La question de grammaire
Tu as la phrase et la question. Prépare ta réponse à voix haute, puis compare avec le modèle.
Ce que tu emportes.
Un tableau et quatre pièges.
5Lis ta ficheMa fiche
Reconnaître une interrogation
| Notion | Ce qu’il faut retenir | Exemple |
|---|---|---|
| Interrogation totale | Réponse par oui, non ou si ; pas de mot interrogatif | La même cire demeure-t-elle ? |
| Interrogation partielle | Un mot interrogatif (pronom, adverbe, déterminant) demande une information | Où vont tous ces enfants… ? |
| Intonation | Ordre des mots inchangé, la voix monte ; familier ou courant | C’est de la prose ? |
| Est-ce que | Locution placée devant la phrase ; forme courante | Est-ce que tu viens ? |
| Inversion simple | Pronom sujet après le verbe, avec trait d’union et « -t- » si besoin ; soutenu | Qu’avez-vous fait ? |
| Inversion complexe | Sujet nom devant le verbe, puis pronom de reprise derrière | La Société ne fait-elle pas… ? |
| Interrogation indirecte | Subordonnée complétant un verbe ; « si » ou mot interrogatif ; ni inversion ni point d’interrogation | Écoute s’il pleut. |
| Question oratoire | Forme de question, pas de réponse attendue ; valeur argumentative | La Société ne fait-elle pas… ? |
À l’oral, donne le type, la forme et une manipulation : réponse par « oui » ou « non », remplacement par « est-ce que », passage au discours direct.
Attention
Les pièges
« si » n’est pas toujours une condition
Dans « Je me demande s’il pleuvra », « si » introduit une interrogation indirecte : le futur est possible. Dans « S’il pleut, je reste », « si » exprime une condition : pas de futur après lui.
Après une question négative, on répond « si »
À « Tu ne viens pas ? », on contredit par « si ». « Oui » et « non » prêtent à confusion.
« Quoi » n’est pas toujours interrogatif
Dans « Quoi, quand je dis […], c’est de la prose ? » (Molière), « quoi » est une interjection de surprise. La question est une totale, par intonation.
Le sujet nom ne passe pas derrière le verbe
Pour une question totale avec un sujet nom, on garde le nom devant et on ajoute le pronom : « La même cire demeure-t-elle ? », pas « Demeure la même cire ? ».
Ce que tu retiens.
Oui, non ou un mot interrogatif
Si tu peux répondre par « oui », « non » ou « si », l’interrogation est totale. Sinon, un mot interrogatif (pronom, adverbe, déterminant) la rend partielle.
Trois formes, une seule question
Intonation, « est-ce que », inversion : la question reste la même, seul le registre change. En indirecte, plus d’inversion ni de point d’interrogation.
Une question n’attend pas toujours de réponse
Quand elle affirme en s’appuyant sur l’évidence, elle est oratoire : sa valeur est argumentative.
Ton carnet